Agressions et mutilations d’animaux: retour aux années 70

Les évènements dramatiques qui touchent chevaux et bétails des campagnes françaises n’ont trouvé jusqu’ici aucune explication tangible. Il est intéressant de revenir sur des évènements similaires survenus aux USA. Contexte différent, mais mêmes questionnements.

Les OVNI ont été mis en cause … Pas en France pour l’instant …

L’article qui suit, paru en 2004, se reporte à des évènements qui ont, comme en France actuellement, bouleversé tout un pays, en particulier dans les milieux agricoles. Nous nous abstiendrons ici d’illustrer cet article avec des photos insoutenables …

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Et le cerveau humain diminua …

Y a t’il une réelle correspondance entre l’intelligence, disons les capacités cognitives, et la taille du cerveau? Des découvertes archéologiques surprenantes font avancer le débat.

Début de l’hominisation: le cerveau augmente. Ensuite … lire l’article.

Restons un instant au XXIème siècle : les femmes contemporaines ont le cerveau d’un poids moyen de 2120 grammes, les hommes , eux, atteignent 2325 grammes.

Même si l’on ne cherche pas à être politiquement correct, il est aberrant d’avancer que cette différence de masse neuronale entraine un différentiel d’intelligence … Pourtant, les archéologues donnent une grande importance à la taille du cerveau de leurs trouvailles, et ils y voient un critère majeur d’appréciation des capacités cognitives, et de leur place dans l’évolution.

Et pourtant, les contre-exemples nous tendent les bras …

« Et le cerveau de l’homme se mit à diminuer … avant à nouveau de croître… »

Voici un titre de cours universitaire sur lequel plancheront les étudiants dans quelques années, le temps déjà que cette considération fasse son chemin parmi les élites actuelles de l’archéologie.

Car cette constatation indubitable a été faite dans des fouilles sur toute la terre, en Chine, en Europe, en Afrique, c’est donc un phénomène « dur » qui nous touche depuis 20 000ans : le cerveau qui avait atteint sa taille maximale de 1500 cm3 avec par exemple notre cher Cromagnon, a vu ce volume diminuer jusqu’à maintenant pour tomber à 1350. Et le cerveau des femmes dans la même proportion …

En fait les études qui ont suivi la progression du cerveau depuis Homo erectus ( 1100 cm3) ont été avalisées et publiées, mais quand l’évolution va dans l’autre sens, la curiosité se dissout dans l’incompréhension … Car cela signifierait que nous devenons moins malins, que nous régressons !

Ou alors, il faut trouver des explications … qui risquent de remettre en cause des certitudes bien ancrées en neurologie …

C’est désormais un défi scientifique majeur, et des dizaines de chercheurs se sont mis à la tâche, nous allons faire un tri parmi leurs opinions ou leurs publications.

La théorie du réchauffement

En effet, cela fait justement 20 000 ans que le climat de la terre a commencé un réchauffement, qui a dégagé des glaces d’immenses territoires où une végétation nouvelle a pu s’épanouir.

Notre Homo sapiens , d’une allure de gros lourdeau, s’est petit à petit affiné au niveau osseux et musculaire.

Or, il existe une correspondance entre la taille du cerveau et l’ensemble des tissus qu’il a à gérer. C’est ce qui explique la disparité homme / femme, laquelle a effectivement un différentiel de poids qui correspond globalement à son différentiel de volume crânial …

Donc selon cette théorie climatique, l’homme plus fin, plus svelte, prend le pas sur ses congénères lourdeaux parce qu’il court plus vite, parce que les naissances sont plus faciles , peut-être aussi car des mutations lui ont permis de tirer un meilleur parti des nouvelles nourritures offertes grâce au changement climatique.

D’autres chercheurs prennent le contrepied de cette option : pour eux, les débuts de l’agriculture ont été une catastrophe nutritive pour ces hommes qui se sont peu à peu gavés de céréales, avec des déficits en protéines et en vitamines, ce qui aurait entrainé une régression physique et cérébrale des humains. Tout faux ! En Australie, les humains de l’époque étaient à l’écart de cette révolution agraire, et pourtant, et à la même époque, ils ont vu leur taille et leur volume cérébral décliner …

La théorie sociale

Réchauffement climatique, nouveaux espaces, nouvelles ressources : on assiste à une explosion démographique, et ceci sur toute la Terre. Et avec l’agriculture, la sédentarisation, l’édification de villages lacustres ou fortifiés, enfin la sécurité alimentaire et territoriale …

Dans cette théorie, les hommes perdent à cette époque des pans entiers de leurs habitudes de chasseurs guerriers : la surveillance permanente, les ruses, le guet, sont devenus inutiles, ce qui libère des faisceaux entiers de neurones, qui peu à peu s’atrophient pour carrément disparaître … et nous voilà avec un cerveau plus petit …

Néolithique: les spécialisations sociales s’installent.

Plus petit, mais plus efficace … n’oublions pas que cette période correspond à une « explosion culturelle » qui voit apparaître l’art rupestre, des statuaires à l’esthétisme certain, et le début d’un langage qui entrainera l’écriture .

Car dans ces tribus désormais organisées, les spécialisations sociales s’installent, une élite intellectuelle émerge ( les chamanes, les artistes) qui se transmet des savoirs à travers des efforts intellectuels qui forcent, dès le plus jeune âge, à une efficacité neuronale jusque là laissée «  au naturel ».

Et même au cours du moyen-âge …

Nous évoquons jusqu’ici une trame d’évolution sociale supposée, sans éléments écrits pour pouvoir l’affirmer. Mais le phénomène est tellement prégnant qu’on le retrouve, avec même une tendance plus affirmée, dans la période historique, disons depuis l’âge de bronze ( – 5000 ans), et l’époque médiévale ( 1400 après JC). Pour cette période, les chercheurs disposent d’un très grand nombre d’ossements, qu’on peut resituer dans une période, dans des conditions de vie très précises.

Alors on a pu noter et mesurer une finesse toujours plus prononcée du squelette et du système musculaire … et  une chute encore plus spectaculaire du volume crânial.

Sans différences significatives entre la taille des cerveaux de l’élite, et celle du peuple tout venant, inculte et sédentaire.

Donc il faut trouver d’autres arguments :

Certains avancent alors une théorie de la masse génétique globale dans une population : en gros, c’est le produit du nombre de gènes par individu, multiplié par le chiffre de la population. Plus ce chiffre est élevé, plus on a de chance de voir apparaître dans cette population des mutations, certaines bonnes, d’autres négatives … l’évolution gardera les meilleures. En l’occurrence une évolution qui touche les organes des sens, une meilleure vue pour moins d’odorat, et une mise en place des faisceaux de neurones lors de la croissance, plus efficace pour moins de volume.

Cet indice de masse génétique n’est pas si bête, il sert d’ailleurs de base pour la préservation des espèces qui deviennent rares : en dessous d’un certain seuil, l’espèce ou la race est en danger d’extinction.

La théorie de l’auto-domestication

Tous ces facteurs (alimentation, densité de population, structure sociale) sont, de manière indépendante, incapables d’expliquer cette diminution de la taille du cerveau humain.

Il faut les réunir dans un contexte où l’on peut faire des mesures expérimentales. Et ce contexte, ce pourrait bien être le phénomène de domestication.

C’est le sens des travaux de Richard Wrangham, un primatologiste de l’université d’Harvard.

Il y a, sur terre, environ 30 espèces qui ont été domestiquées, et à chaque fois, le volume de leur cerveau s’est , en quelques milliers d’années, trouvé diminué de 15% par rapport à l’espèce sauvage. Bizarrement, ce chiffre est un invariant.

Et il correspond aussi à l’évolution humaine.

Par ailleurs, les animaux domestiques acquièrent une silhouette plus gracile, des muscles plus fins et plus longs, une peau moins épaisse …

Et nous en arrivons aux  travaux de Belaiev, en 1958, au fin fond de la Sibérie : en sélectionnant à chaque génération les renards argentés les plus sociables (moins aboyeurs, moins agressifs, moins dominants), il est arrivé en seulement 30 générations, à fixer des caractères, déjà dans le domaine du comportement (proches de l’homme, attentifs), mais aussi sur le plan physique : squelette plus fin, oreilles tombantes, queue en trompette, taches blanches sur le pelage … et encore une fois une légère diminution du volume crânial.

Et pour Wrangham, ce type d’évolution dirigée n’est rien d’autre que de l’eugénisme.

Car le choix de l‘éleveur de garder pour la reproduction les sujets les plus tranquilles ( qui ne sont pas forcément les plus intelligents …), revient à tarir des lignées entières d’animaux de type sauvage, en douceur, dans le temps.

Chez l’Homme, ce fut sans doute bien plus radical. Car avec le langage, puis l’écriture, les humains ont pu établir des règles très précises, de comportement, de mode de vie, avec des notions absolues de propriété, de bien et de mal. Et les religions qui sont venues en remettre une couche …

Donc sont apparues les notions de jugement, et de punition : exclusion du groupe (ce qui dans bien des cas correspond à une peine de mort), ou carrément exécution de l’individu fautif.

Pour Wrangham, et selon ses observations sur les dernières tribus néolithiques de Nouvelle-Guinée, la peine de mort peut toucher jusqu’à 10% d’une jeune génération, donc (et c’est fondamental !), avant qu’ils puissent procréer. En terme savant, on appelle ça de l’eugénisme.

Donc, et toujours en suivant Wrangham, l’Homme se serait lancé dans un processus d’auto-domestication, appliquant sur ses congénères les mêmes principes que pour les chiens, le bétail, les chevaux …

Et avec le même résultat crânial, une diminution de 15% avant de parvenir au modèle contemporain .

Un modèle original : le bonobo

A l’université de Duke, le Pr Hare pointe du doigt une espèce qu’il a particulièrement étudiée : les bonobos. Pour lui, les bonobos ont traversé les mêmes filtres évolutionnels que l’homme, à partir d’une espèce de singes proche de nos chimpanzés actuels.

Avec pour résultats une allure plus gracile, des rapports sociaux bien cadrés qui limitent les jalousies, les disputes, notons le au passage une prédominance des femelles dans la conduite du groupe … et une diminution du cerveau de 20% par rapport aux autres singes de même taille.

Hare pense que ce filtre évolutionnel tient à des conditions de vie très favorables, avec une pléthore de nutriments riches et complets ( fruits, insectes) et une quasi-absence de prédateurs.

Si l’on prend l’homme, comme le bonobo, il est clair que cette diminution de la masse nerveuse ne correspond pas à une diminution des capacités cognitives, bien au contraire.

Disons qu’avec moins de matière grise, moins de caractères ancrés dans le cerveau reptilien (et y a t’il corrélation entre ces deux « moins » ?), on a plus de capacités à mettre en commun, et à dégager une intelligence collective …

Zut alors, notre cerveau reprend du poids !

Richard Jantz est professeur à l’université du Tennessee, et lui s’intéresse à la taille des crânes, simplement depuis 200 ans.

Et lui, constate une reprise importante de ce fameux volume, depuis environ 150 ans.

En corrélation avec la taille et le poids de l’individu. Et ça touche des populations dans le monde entier, et sur une ou deux générations seulement.

Là, on ne peut plus invoquer des mutations, des pressions sociales, ou des modifications climatiques. Le puissant moteur de cette évolution ( voir ces grands gaillards de basketteurs américains, … ou chinois, des formats totalement inconnus il y a 70 ans …), c’est forcément l’alimentation, riche en protéines pour accompagner la croissance, et en sucres pour faire carburer les neurones. Avec en prime, l’obésité, le diabète, et les diverses maladies de l’esprit qui en découlent.

Une sélection trop rapide, trop universelle, un cerveau qui grossit et qui pourrait faire renaître les gènes endormis de l’agressivité …

Non, cette  récente augmentation de notre volume crânial n’est pas forcément une bonne nouvelle …

Angélina Viva

NB : En quelques très récentes années, l’usage éfreinné d’internet nous permet de. consommer l’information immédiate sans faire agir notre mémoire. Qui dans cinq ans pourra encore lire une carte ? Là encore, des pans entier du cerveau vont changer d’attribution fonctionnelle . Va t’il alors diminuer ou se renforcer ?

Psilocybe: l’antidépresseur qui fait voter à gauche et qui fait rencontrer Dieu !

Que penser d’un remède  tout à fait efficace pour soigner des affections psychiques (dépressions), et des douleurs chroniques (lombalgies, cancers), sans effets secondaires sur le métabolisme, mais qui par ailleurs modifie spontanément les croyances religieuses, et à long terme structure  des comportements sociaux, voire politiques?



Peut-on prendre le risque d’un « reset » complet du fonctionnement cérébral ? C’est le dilemme qui s’attache aux effets de la psilocybine, extraits des petits champignons Psilocybe semilanceata.

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In vino sanitas (3): le vin, un très vieux remède.

Les vins actuels consommés à table (de cépage ou d’assemblage, entre 12 et 14,5°), sont bien différents des vins d’autrefois, des piquettes de 8 ou 9°, très acides et donc souvent coupés d’eau, ou à l’inverse chargés en miel, épices (cannelle, gingembre) et diverses substances (musc, piments, ambre), l’hypocras étant la recette la plus renommée. Boisson hygiénique, boisson enjôleuse, également boisson guérisseuse …




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In vino sanitas (2) : le vin et notre métabolisme.

Le vin est incontestablement un aliment. Aliment accessoire, recherché plus pour ses effets psychiques que nutritifs. Comment le vin s’insère t’il dans notre métabolisme?



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In vino sanitas: (1) le vin et la santé.

C’est le plus célèbre des alicaments, depuis une cinquantaine de siècles. Mais c’est aussi un facteur de désordres sociaux … On ne parle jamais du vin avec neutralité. Dans les pages qui suivent, nous allons nous restreindre à son aspect purement médical, et dans le cadre strict du raisin fermenté.

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Cannabis: quand le THC s’invite dans les sodas …

Hé bien ça y est, le cannabis “grand public” existe désormais en canettes, comme la bière, le Schweppes ou le Redbull. C’est bien sûr en Californie, où le principe est autorisé. Mais tous les industriels du tabac et de l’alcool sont sur les rangs …

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Symptômes d’une maladie: comment se tromper en ayant raison?

C’est un biais majeur qu’il faut écarter quand on étudie une maladie: ne se focaliser que sur les symptômes apparents et négliger tout l’historique et l’environnement du cas considéré. Et alors on peut se planter grave…

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas : pendant la seconde guerre mondiale, des ingénieurs ont étudié comment mieux préparer les avions aux missions de bombardement. Ils ont donc cherché à savoir à quel endroit les avions étaient le plus souvent touchés, afin de savoir quelle partie des appareils devrait être renforcée. La collecte de données a permis l’assemblage du diagramme suivant:

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Secouriste volant: gagner des heures précieuses pour des soins d’urgence.

Le “jet suit”, prévu bien sûr pour des militaires, permet aux secouristes civils d’atteindre des blessés en quelques minutes. Ce matériel est bien sûr très bien adapté aux secours en montagne.

Bon, d’accord, il y a un coté Hollywood, mais c’est tout de même du vrai …

Source: Medgadget

Ostéoporose : la vieillesse est elle vraiment une maladie ?

Le « traitement » de l’ostéoporose s’applique à partir d’un test appelé Z score, qui détermine de manière arbitraire un écart de densité osseuse du sujet, par rapport à « une norme ». On n’est plus dans un diagnostic clinique, médical, mais dans un pronostic immédiat qui mène à des actions thérapeutiques longues, coûteuses, et génératrices de fragilités osseuses paradoxales : bien sûr, puisqu’on passe d’un os allégé, mais encore flexible, à un os renforcé, mais dur et cassant…

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