Des bactéries font mieux que les imprimantes 3D

Ces bactéries qui savent synthétiser de la cellulose, peuvent se développer dans les moules adéquats pour “construire” des micro-structures (ou nano-structures) permettant la réparation de nombreux organes.

Des chercheurs de l’université finlandaise Aalto ont réussi à transformer des bactéries en véritables imprimantes 3D, en utilisant des moules en matériau hydrophobe pour créer des objets tridimensionnels incroyablement complexes.

Les chercheurs ont placé la bactérie Komagataeibacter medellinensis dans un moule contenant de l’eau et la quantité requise de nutriments comme le sucre, les protéines et l’air. Une fois suffisamment alimentées, les bactéries commencent à produire des structures de nanocellulose, en ligne avec le moule hydrophobe (hydrofuge) dans lequel elles ont été placées.

La cellulose est le principal composant présent dans les parois cellulaires des plantes et des substances comme le bois et le coton. Elle est biologiquement neutre, et dans ce type de synthèse biologique, elle est pure et exempte de toute contamination.

Cette technique diffère des matériaux imprimés en 3D existants et largement disponibles en ce qu’elle permet la création de fibres mille fois plus fines qu’un cheveu humain.

Ces fibres peuvent ensuite être alignées, orientées et superposées selon les besoins, offrant des possibilités toutes nouvelles de reconstruction de quasiment tous les tissus ou organes du corps.

«C’est comme avoir des milliards de minuscules imprimantes 3D qui tiennent dans une bouteille», déclare Luiz Greca, doctorant à l’Université Aalto. «Nous pouvons considérer les bactéries comme des microrobots naturels qui prennent les éléments de base qui leur sont fournis et, avec la bonne entrée, créent des formes et des structures complexes.»

L’équipe a réussi à créer des objets 3D avec des caractéristiques préconçues allant d’un dixième du diamètre d’un cheveu humain à 20 centimètres.

Source: IMPACT LAB

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