Nul besoin de connexion satellite pour que les abeilles et les fourmis retrouvent le chemin de leurs foyers. Leurs stratégies reposent sur des perceptions de l’environnement bien différentes de la nôtre, que décortiquent certains roboticiens… pour mieux les imiter.
Dans une rivière, les polluants les plus préoccupants ne sont pas toujours visibles. Pesticides, résidus de médicaments, métaux et autres substances chimiques peuvent circuler à des concentrations trop faibles pour provoquer une mortalité immédiate des êtres vivants. Ils peuvent cependant modifier leur physiologie. Or, la « reprogrammation » de ceux qui nous rendent malades, comme certains parasites, pourrait avoir des conséquences inattendues.
Un couple de vers parasites appartenant à l’espèce Schistosoma mansoni. La femelle, plus petite, est enfermée dans le canal gynécophore du mâle. Wikimedia
Parvenu en Méditerranée depuis l’océan indien par le canal de Suez, ce poisson doté d’une puissante mâchoire devient la hantise des pêcheurs grecs et cypriotes.
Loin de se limiter à un échange de nutriments, la symbiose entre le protozoaire Paramecium bursaria et des microalgues photosynthétiques s’accompagne d’une profonde reprogrammation du partenaire algal.
Dans le microbiote aussi, le collectif dépasse l’individu. Chez l’abeille, seuls les individus possédant un microbiote complet présentent des capacités optimales d’apprentissage et de mémoire.
Dépourvu de cerveau, de muscles et même d’organes, le minuscule animal marin Trichoplax parvient pourtant à se déplacer avec une remarquable efficacité.
Dans un article publié dans Nature Plants, des scientifiques montrent qu’une molécule produite par des bactéries est détectée par les racines grâce à un mécanisme inédit impliquant les lipides et la déformation de la membrane cellulaire. Ce signal déclenche ensuite une réponse immunitaire dans toute la plante, jusqu’aux feuilles.
Les bactéries du sol produisent des molécules qui diffusent dans le sol. 2. Ces molécules, comme la surfactine, sont perçues par les racines des plantes et déclenchent un signal stimulant l’immunité végétale. 3. Ce signal se propage jusqu’aux feuilles, qui produisent alors des molécules antifongiques. 4. Ces molécules inhibent la croissance des spores de champignons, comme Botrytis, responsable de la pourriture grise.
La présence croissante de drogues dans les milieux aquatiques n’est plus anecdotique. Une nouvelle étude menée en Suède montre que même à faibles doses, ces substances peuvent perturber les déplacements de poissons et potentiellement fragiliser des espèces déjà sous pression.
Pas bête, cette initiative “Bugs matter” (les insectes, c’est important!) qui mobilise tout un chacun pour nettoyer sa plaque d’immatriculation avant un trajet, puis de la photographier au bout du trajet: on peut ainsi avoir une idée de la densité et des espèces d’insectes à telle date et sur tel trajet …