Focus sur la Guyana, petit pays plein d’avenirs … divergeants.

Parmi les événements qui se déroulent sous les feux de la rampe figure un accord prévu pour décembre 2025 entre les États-Unis et le Guyana, pays voisin du Venezuela. Cet accord pourrait avoir des conséquences importantes, non seulement dans le contexte immédiat des événements qui se déroulent au Venezuela, mais aussi pour la mise en œuvre à long terme du corollaire Trump à la doctrine Monroe, dévoilé en novembre 2025 par le président américain Donald Trump.

Ancienne colonie britannique, le Guyana est riche en minéraux, possède d’importants gisements de pétrole offshore, est situé sur les voies maritimes orientales des Caraïbes et est impliqué dans un différend frontalier vieux de près de 200 ans avec le Venezuela, utilisé par le régime de Maduro comme prétexte pour menacer son voisin peu peuplé d’incursions navales et de renforcements militaires.

Le Venezuela revendique depuis longtemps la région de l’Essequibo, d’une superficie d’environ 61 600 miles carrés, comme faisant partie de son territoire, malgré un arrêt de Paris de 1899, négocié sous l’égide des États-Unis, impliquant l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Venezuela, et confirmé par la suite par la Cour internationale de Justice.

L’agitation du Venezuela au sujet de l’Essequibo, qui couvre les deux tiers du Guyana, s’est considérablement accrue après qu’Exxon Mobil a découvert du pétrole dans le bloc Stabroek au large de ses côtes en 2008 et a commencé à forer en 2015.

Le gisement de Punta Playa renferme environ 11 milliards de barils de pétrole, ce qui en fait l’une des plus importantes découvertes pétrolières du XXIe siècle. Sa production devrait atteindre 900 000 barils par jour en novembre 2025, selon Exxon Mobil. À titre de comparaison, le Venezuela possède des réserves de pétrole estimées à 300 milliards de barils, mais ne produit qu’un million de barils par jour.

En 2013, la marine vénézuélienne a arraisonné un navire de recherche exploité par Anadarko Petroleum, sous-traitant d’Exxon Mobil, avant de le relâcher. En 2018, le Venezuela a approché et intercepté un navire de recherche d’Exxon Mobil, selon le ministère guyanien des Affaires étrangères, le contraignant à interrompre ses explorations.

Suite de cet article paru dans ZeroHedge.

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admin1402

Vétérinaire à Toulouse, je gère bénévolement ce blog suite à l'arrêt de parution du journal "paper" Effervesciences" survenue durant la crise covid. Désormais, les infos sont en ligne, gratuietement.