L’affaire Roswell … dans les méandres des mensonges de l’USAF ….

Une parution récente, sérieuse, très documentée, nous décrit les circonvolutions risibles des responsables de l’Air pendant plus de 60 ans … S’il reste (à cause de ces menteurs) encore des questions quant à ce crash avéré, cette enquête de Jean-Jacques Vélasco assène des vérités qu’on ne pourra plus travestir ou cacher…

La presse locale l’avait annoncé d’entrée… c’était le début d’une belle pantalonnade !

Le 8 juillet 1947, une annonce officielle par communiqué de presse affirme que la base de Roswell (la RAAF) vient de capturer une « soucoupe volante ».

C’est la première conclusion de l’armée.

Ainsi débute la plus grande enquête de l’histoire sur la question des ovnis.

L’information fait le tour de la planète avec cette nouvelle sensationnelle reprise par de nombreux journaux à l’étranger. Dans l’esprit de beaucoup de citoyens américains à cette époque, il ne fait aucun doute que ces « soucoupes volantes » viennent d’ailleurs.

Le lendemain 9 juillet 1947, nouvelle annonce : un démenti formel de l’armée de l’air est émis depuis Fort Worth au Texas. Le général Roger Ramey, commandant de la région militaire, réfute totalement la récupé- ration d’une soucoupe volante, précisant qu’il y a eu méprise et qu’il ne s’agit que d’un simple ballon météorologique. Ainsi s’achève l’incident de Roswell, par cette deuxième version officielle, version qui perdure pendant plus de trente ans, avant que cet « incident » ne devienne ce que l’on appelle aujourd’hui « l’affaire de Roswell » .

À l’époque, que sont au juste ces ballons météorologiques, confondus avec une soucoupe volante, et pour lesquels il y a eu toute cette agitation ? Tout simplement, des ballons en néoprène servant aux prévisions. Ils sont équipés de sondes qui effectuent des mesures de température, de pression atmosphérique et de vitesse des vents in situ. Ils sont constitués :

• d’un ballon en caoutchouc, en néoprène, gonflé généralement à l’hélium, de 2 mètres de diamètre au sol ;

• d’une charge utile contenant les instruments de mesure ainsi qu’une cible radar Rawin, de forme trapézoïdale, constituée d’un assemblage de feuilles d’aluminium collées sur des baguettes en balsa.

Rien à voir avec ces débris mécaniques, ni avec les tranchées dans le sol sur plusieurs centaines de mêtres !

Cette thèse fantaisiste aura tout de même “tenu” 40 ans, avant qu’apparaisse une nouvelle explication pour ce mystère, celle des ballons Mogul. Elle apparaît pour la première fois en 1995, non pas communiquée par l’USAF, mais venant d’un enquêteur privé : Karl Pflock. Enquêteur bien connu dans le monde de l’ufologie, il est régulièrement impliqué dans d’incessantes polémiques sur les témoins et leurs témoignages. Notons au passage que ce personnage fait toutes ses classes à Langley, au siège de la CIA, dans les années 1970, et le revendique haut et fort.

Toujours est il que l’USAF s’approprie cette thèse nouvelle.

Tout d’abord, un disque volant, puis, après un ballon météo, voici quarante ans plus tard la troisième version de l’armée : un projet ultra-secret de ballons Mogul servant à la détection des futures explosions atomiques soviétiques. Cet appareil est un assemblage de 20 à 30 ballons météorologiques en caoutchouc, attachés entre eux au moyen d’une immense ligne en nylon de près de 220 mètres de long. Les instruments sont des boîtiers équipés de microphones et de transmetteurs radio attachés dans des sortes de cerfs-volants permettant de transmettre les informations sur les essais atomiques soviétiques .

Là encore, les ufologistes un tant soit peu sérieux ne peuvent pas gober ces fredaines… rien ne colle entre les matériaux (quoique secrets) des ballons mogul, les témoignages du crash, et bien sûr encore les débris métalliques trouvés sur place. En plus, malchance!, ce jour là, la météo étant mauvaise, aucun ballon mogul n’a été lancé … Caramba, encore raté !

Alors on sort une quatrième possibilité: des mannequins parachutistes auraient été largués, avec du matériel électronique… ce qui pourrait justifier une confusion à la fois sur les débris, et sur des “petits hommes gris” dont des photos de leurs autopsie commençaient à filtrer…

C’étaient quoi, ces mannequins ? C’étaient des manne-quins anthropomorphes, fabriqués en bois, d’un poids similaire à celui d’un soldat de l’armée harnaché d’un parachute et souvent d’une taille avoisi- nant les 2 mètres. Ces mannequins sont largués à différents endroits et altitudes du territoire du Nouveau-Mexique. Comme pour les ballons météorologiques, les fermiers et habitants reçoivent une prime de 25 dollars chaque fois qu’ils en ramènent aux autorités militaires. Seulement, cette nouvelle thèse est réfutée très simplement : ces tests de parachutes avec mannequins ne débutent qu’en… 1953.

Caramba, encore raté !

Dans son ouvrage, Jean-Jacques Velasco nous détaille encore deux mensonges peins de naïveté, de la part de gens sérieux, puisqu’ils sont galonnés: une thèse de crash d’avion, et puis non, de fusée V2 dont les essais ont lieu dans le même désert.

Au delà de ces fariboles officielles, Cet ouvrage de 400 pages permet de respirer un parfum de mystère qui ravira tous les curieux à qui on ne la fait pas …

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admin1402

Vétérinaire à Toulouse, je gère bénévolement ce blog suite à l'arrêt de parution du journal "paper" Effervesciences" survenue durant la crise covid. Désormais, les infos sont en ligne, gratuietement.