
Le cri d’alarme est lancé par les professionnels de santé, relayés par les acteurs du monde éducatif : de plus en plus de jeunes, garçons et filles confondus, sont affectés par des « maladies de vieux ».
Lors des 2e Assises du Muscle organisées le mardi 2juin au ministère de la Santé par l’AFM-Téléthon et l’Institut de Myologie** dans le cadre de la Semaine du Muscle 2026, les experts n’ont pas manqué de s’inquiéter des effets néfastes de la sédentarité et du manque d’activité physique des enfants et des adolescents, aggravés par la « malbouffe » et la dépendance aux outils numériques.
Une inquiétude parfaitement illustrée lors de son intervention par le professeur de cardiologie François Carré, président du collectif Pour une France en forme : « Les jeunes ont des maladies de vieux : du cholestérol, du diabète de type 2, de la myopie avant l’âge de 15 ans, des troubles dépressifs, des infarctus du myocarde dès 30 ans alors que c’était à partir de 45 ans il y a vingt ans. » Un constat ô combien alarmant !
Aux craintes liées à l’enseignement et à la santé des jeunes vient en outre s’ajouter un problème économique majeur. D’ores et déjà, le coût de la sédentarité est estimé à 140 milliards d’euros (données 2022) par France Stratégie. Or, le coût sanitaire induit par l’inactivité physique des adolescents augmentera inéluctablement du fait de la précocité des pathologies si rien n’est fait pour inverser la tendance.
Un coût qui risque de poser un épineux problème de prise en charge budgétaire dans l’avenir, s’inquiète à juste titre François Carré : « On va arriver à un moment où l’on ne pourra pas payer pour tous les malades. Il faut que l’Éducation nationale comprenne que l’éducation physique n’est pas une perte de temps. Nous n’arrivons malheureusement pas à lui faire passer ce message. »
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Auteur: Fergus
