Le monoxyde d’azote NO. Vasodilatateur et antibactérien. Mais pas que …

On le connaît surtout par son action érectile (vasodilatatrice) avec le viagra. Mais cette toute petite molécule d’action très fugace, est active dans bien des domaines … et là encore, nous croisons le chemin des substances amères …

Le monoxyde d’azoteoxyde azotiqueoxyde nitrique ou NO est un composé chimique formé d’un atome d’oxygène et d’un atome d’azote. C’est un gaz dans les conditions normales de température et de pression. C’est un important neurotransmetteur chez les mammifères ; dissous, il franchit facilement les membranes biologiques et passe d’une cellule à l’autre, constituant un « messager paracrine idéal »[12].

Le monoxyde d’azote (NO) ne doit pas être confondu avec d’autres oxydes d’azote, tels le protoxyde d’azote N2O, que l’on appelle « gaz hilarant », et qui est un anesthésique général, ou le dioxyde d’azote NO2, gaz rouge-brun extrêmement irritant et nocif, qui se forme par oxydation rapide de NO par l’oxygène de l’air.

Sa grande réactivité (en phase soluble notamment) vis-à-vis des composés radicalaires comme l’oxygène moléculaire — qui est un biradical — ou l’anion superoxyde est due au fait qu’il est lui-même un composé radicalaire — son spin électronique total vaut 1/2. En milieu biologique, sa demi-vie est estimée entre une et cinq secondes[13], voire trente secondes[14]. Les peroxynitrites obtenus sont de puissants agents oxydants et nitrants[15]. Ceci explique des effets ubiquitaires encore mal compris, allant de la réponse immunitaire aux agressions microbiennes et des processus inflammatoires au choc septique et à la mort neuronale en phase d’ischémie.

Vasodilatateur

L’endothélium des vaisseaux sanguins se sert du NO pour déclencher le relâchement de sa tunique de muscle lisse, provoquant ainsi une vasodilatation et un accroissement du débit sanguin et une diminution de l’agrégation des plaquettes sanguines (thrombocytes). C’est le plus important des neuromédiateurs « non adrénergiques non cholinergiques »[29] ; il est à l’œuvre dans l’érection (pénis, clitoris, tétons) et semble également jouer un rôle important pour la préservation de l’endothélium. Chez une grande proportion d’humains, cette synthèse de NO se révèle insuffisante, augmentant par là même leur risque de présenter une maladie cardiovasculaire.[réf. souhaitée] Ce mécanisme explique l’utilisation des dérivés nitrés comme la trinitrine dans le traitement de ces mêmes maladies cardiaques : Ces médicaments sont transformés en NO, d’une manière non encore totalement élucidée, qui à son tour dilate les artères coronaires, vaisseaux sanguins irriguant le cœur, augmentant son apport sanguin.

L’EDRF (endothelium-derived relaxing factor) est le nom ancien du NO. D’anciens médecins avaient remarqué son rôle vasodilatateur mais ne l’avaient pas encore identifié chimiquement.

Microbicide

Les macrophages, cellules du système immunitaire, produisent du NO dans le but d’éliminer des bactéries pathogènes, NO qui peut, dans certaines circonstances, provoquer des effets secondaires nuisibles : c’est le cas dans les infections fulminantes dites septicémies, où la production excessive de NO par les macrophages conduit à une vasodilatation massive, cause principale de l’hypotension artérielle rencontrée dans le choc septique.

Neurotransmetteur

Le NO joue le rôle d’un neurotransmetteur entre cellules nerveuses. À la différence de la majorité des autres neurotransmetteurs, dont l’action dans la fente synaptique a pour cible unique le neurone post-synaptique, la petite molécule de NO diffuse largement et peut atteindre plusieurs neurones environnants, y compris des neurones non interconnectés par des synapses. On pense que ce processus est impliqué dans la mémorisation en assurant la mémorisation à long terme. Les endocannabinoïdes, neurotransmetteurs lipidiques, ont des propriétés de diffusion similaires.

Relaxant des muscles lisses

Le NO est présent dans plusieurs organes du tube digestif comme neurotransmetteur non adrénergique, non cholinergique. Il est responsable de la relaxation des muscles lisses de l’appareil gastro-intestinal. En particulier il accroît la capacité de l’estomac à stocker des liquides alimentaires.

Vasodilatateur

L’endothélium des vaisseaux sanguins se sert du NO pour déclencher le relâchement de sa tunique de muscle lisse, provoquant ainsi une vasodilatation et un accroissement du débit sanguin et une diminution de l’agrégation des plaquettes sanguines (thrombocytes). C’est le plus important des neuromédiateurs « non adrénergiques non cholinergiques »[29] ; il est à l’œuvre dans l’érection (pénis, clitoris, tétons) et semble également jouer un rôle important pour la préservation de l’endothélium. Chez une grande proportion d’humains, cette synthèse de NO se révèle insuffisante, augmentant par là même leur risque de présenter une maladie cardiovasculaire.[réf. souhaitée] Ce mécanisme explique l’utilisation des dérivés nitrés comme la trinitrine dans le traitement de ces mêmes maladies cardiaques : Ces médicaments sont transformés en NO, d’une manière non encore totalement élucidée, qui à son tour dilate les artères coronaires, vaisseaux sanguins irriguant le cœur, augmentant son apport sanguin.

L’EDRF (endothelium-derived relaxing factor) est le nom ancien du NO. D’anciens médecins avaient remarqué son rôle vasodilatateur mais ne l’avaient pas encore identifié chimiquement.

Microbicide

Les macrophages, cellules du système immunitaire, produisent du NO dans le but d’éliminer des bactéries pathogènes, NO qui peut, dans certaines circonstances, provoquer des effets secondaires nuisibles : c’est le cas dans les infections fulminantes dites septicémies, où la production excessive de NO par les macrophages conduit à une vasodilatation massive, cause principale de l’hypotension artérielle rencontrée dans le choc septique.

Neurotransmetteur

Le NO joue le rôle d’un neurotransmetteur entre cellules nerveuses. À la différence de la majorité des autres neurotransmetteurs, dont l’action dans la fente synaptique a pour cible unique le neurone post-synaptique, la petite molécule de NO diffuse largement et peut atteindre plusieurs neurones environnants, y compris des neurones non interconnectés par des synapses. On pense que ce processus est impliqué dans la mémorisation en assurant la mémorisation à long terme. Les endocannabinoïdes, neurotransmetteurs lipidiques, ont des propriétés de diffusion similaires.

(Merci à Wikipédia pour cette mise en bouche …)

Et les plantes amères, dans tout ça ?

Il se trouve que dans tout notre corps, des cellules présentent des récepteurs membranaires de type TAS2R, qui réagissent à la présence de toxines bactériennes par une production d’oxyde d’azote NO. Il s’agit d’une réaction de défense, qui permet à la fois de dilater un organe en difficulté (par exemple une bronchiole lors d’un épisode asthmatique surinfecté), de détruire les bactéries causales (rôle anti-infectieux), tet en prime d’exciter les cils vibratiles pour évacuer un mucus envahissant et toxique ….

Hé bien figurez vous que les substances amères (quinine, gentiane, thé, houblon, etc) agissent elles aussi sur ces récepteurs TAS2R .. et de la même manière, entrainent les mêmes production de NO, avec leurs effets de soulagement et de meilleure santé. J’en ai réalisé ce schéma:

Ainsi, on peut compter sur ces molécules amères pour soulager des organes en difficulté, en “singeant” des effets bactériens naturels et en obligeant ainsi l’organisme à une réaction salutaire.

Pour en savoir plus, plusieurs articles de ce blog vous tendent les phrases ….

Et les plantes

Et les plantes amères, dans tout ça ?

Et les substances amères, dans tout ça ?

Publié par

admin1402

Vétérinaire à Toulouse, je gère bénévolement ce blog suite à l'arrêt de parution du journal "paper" Effervesciences" survenue durant la crise covid. Désormais, les infos sont en ligne, gratuietement.